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Lavar Munroe | Bahamas

Né en 1982 à Nassau, Bahamas,
Vit et travaille à Saint Louis, États-Unis,
Peinture, sculpture
http://lavar-munroe.com/

Mon but artistique est de créer une mythologie personnelle qui explore, adresse et re-narre les stéréotypes auxquels sont confrontés beaucoup de Noirs appartenant à la classe la plus pauvre du ghetto. Travaillant à travers des « lunettes » anthropologiques, mon travail s’articule autour des structures du ghetto noir, qui à travers la mythologie célèbre des êtres si peu privilégiés et marginalisés. A travers l’examen des structures sociales du ghetto, mon travail représente de telles personnes via des métaphores de héros, de rois, de reines, de dieux et déesses. Je suis très excité par la combinaison de stéréotypes négatifs et les conceptions erronées, les utilisant comme source d’inspiration pour créer ma mythologie. Mon travail essaye d’élever le statut des personnes noires désavantagées, à travers des hybrides humains et animaux. Je crée aussi des artefacts et construis des décors qui viennent complémenter mes récits.

Dans la plupart des mythes il y a un Farceur, dont le rôle est de contredire, réarticuler et renverser les systèmes de la société. De bien des façons, j’emprunte les traits comportementaux du Farceur lorsque je crée mon travail. Mon travail défie les structures sociales des disparités raciales et hiérarchiques. Mon travail fait aussi face au matériel et à ses systèmes de valeurs. J’arpente les rues et les magasins discount pour trouver du matériel qui a gardé un résidu et qui a conjuré de bien des façons les esprits des gens.

Les rues et également les magasins discount sont en quelque sorte les sauveurs des personnes appauvries, et donc, je rends hommage aux matériaux pris dans ces endroits, créant des œuvres qui sont adorées par la classe normale de la société qui aurait sinon survolé et méprisé de tels matériaux. A travers le fait d’être spectateur, mon public partage un dialogue commun, respecte et rend hommage à ceux qui sont méprisés au sein de la société.

Ayant vécu dans le ghetto pendant vingt ans, j’en ai gardé la connaissance et ai appris un langage qui valide et soutient ma recherche. Pour beaucoup, le ghetto est défini comme un endroit où la norme est une vie de criminalité et l’exclusion du “monde” au-delà des frontières du ghetto. Opposée à des notions préconçues, ma définition du ghetto est celle d’une zone appauvrie, négligée et désavantagée au sein d’une ville, qui fait l’expérience de la souffrance à la fois mentale et physique, étant souvent le résultat de restrictions, de pressions et de difficultés économiques.

Mon enquête examine les pensées et philosophies qui traitent de l’idée de Noirs, particulièrement les hommes, confrontés à une potentielle extinction à cause de leur vie de criminalité, de violence, de maladie, d’usage de drogue et de promiscuité. Faces à de telles considérations, le mythe personnel est la source par laquelle j’ai choisi d’examiner et d’essayer de comprendre plus profondément les concepts de hiérarchies structurelles, économiques et raciales comme elles sont dictées par la société.

Lavar Munroe, 2013

Diplômé en beaux-arts et illustration de la Washington University de Saint Louis (2012) et du Savannah College of Art and Design de Savannah, Géorgie, États-Unis (2007).

Il a effectué une résidence à l’Atlantic Center for the Arts en Floride (2012).

En 2012, Lavar Munroe a reçu une bourse de la Joan Mitchell Foundation, tandis qu’en 2011 c’est le Mildred Suliburk Dennis Memorial, la Kraus Family Foundation et de la National Endowment for Arts qui lui avaient remis une bourse.

En 2009 et 2005, il a été récompensé par le premier prix de la Central Bank of The Bahamas et il est le lauréat du Fine Art Merit Winner pour le Creative Quaterly 16 de 2009.

Ses dernières expositions individuelles incluent Strenght & Struggle : Haiti Continued à la Dadian Gallery de Washington (2011) ; INVASION aux Popopstudios de Nassau (2011) ; Yes We Can à la King-Tisdell Cottage Foundation de Savannah (2010) ; LIFE after LIFE à la Central Bank of The Bahamas, Nassau (2010).

Quant à ses participations à des expositions collectives, elles concernent : Morph à Fowler Arts Collective à New York, USA (2013) ; In the Heart of the Heart of the Country at Alternative Space de Saint Louis, États-Unis (2012) ; About Change au siège de la Banque Mondiale à Washington (2011) ; Forever Forged, Forever Becoming à la Bargehouse de Londres (2011) dans le cadre de Choices – édition 2011 de l’AACDD (African & African-Caribbean Design Diaspora) Festival ; A Sudden and Violent Change à la galerie The Hub de Nassau, Bahamas (2010) ; FRIENDS au Care First Animal Hospital de Raleigh, États-Unis (2009), Generation 111 à la Post House Gallery de Nassau (2009) ; Hidden Treasures de la D’Aguilar Collection à Nassau (2008) et The Big Screen Art Scene aux Popopstudios de Nassau (2008).

Lavar Munroe a participé à la Biennale de Liverpool de 2010 pour représenter Les Bahamas avec City States, et à la 4e et 5e exposition nationale de la National Art Gallery of The Bahamas à Nassau appelée NE (national exhibitions) en 2010 et 2008. Il a soumis ses œuvres dans plusieurs compétitions comme celles de la Central Bank of The Bahamas et les Visual Art Exchange de Raleigh aux États-Unis.

Les œuvres de Lavar Munroe sont comprises dans les collections des institutions suivantes :

Contemporary Art Center of VirginiaCentral Bank of The Bahamas et la NAGB (National Art Gallery of the Bahamas).

Interview Exclusive avec Lavar Munroe

Lavar Munroe a répondu aux questions d’Uprising Art. Il explique comment il crée ses figures hybrides, ayant recours à une iconographie religieuse ou liée aux instances de pouvoir ; afin de constituer une mythologie personnelle représentant les personnes noires vivant en précarité dans le ghetto.

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