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Jacqueline Bishop | Jamaïque

Née à Kingston, Jamaïque,
Vit et travaille à New York, USA,
Ecrivain, peinture, dessin, photo-collage, textile

Mon travail intègre les supports de la peinture, du dessin et de la photographie pour explorer les problématiques de la maison, de l’ascendance, de la famille, de la connectivité et de l’appartenance. En tant que personne qui a vécu plus longtemps en-dehors de mon lieu de naissance, la Jamaïque, que sur l’île même, je suis profondément consciente de ce que cela veut dire d’être simultanément à l’intérieur et à l’extérieur. Cette habilité à voir le monde à partir d’espaces psychologiques et territoriaux multiples m’a conduit au développement d’une approche particulière qui me permet de voir un environnement donné à partir d’une certaine distance. Parce que je suis aussi écrivaine, poète et également une artiste plastique, le texte et la narration sont des parties significatives de ma pratique artistique.

J’utilise souvent un procédé de narrations en compétition pour que les spectateurs participent à la création de la signification. Dans ma série « Folly » je raconte une histoire que j’ai entendue étant enfant, celle de deux contes d’une maison « hantée ». A ce moment précis, j’ai recherché l’histoire de la maison à travers ce procédé de photomontage de photos combinées que j’ai prises avec des vidéos d’archive pour essayer de raconter ces deux histoires. Les images fantomatiques des occupants passées sont intégrées dans les murs et sur le sol des ruines actuelles. L’effet général est spectral et obsédant. J’ai aussi utilisé ce procédé de photomontage dans une série en cours, éthérée et transcendante – intitulée «Childhood Memories » – dans laquelle les personnages sont souvent partagés entre le paradis et la terre. Il y a un sens palpable de perte dans ces images alors que les personnages cherchent à habiter un temps et un espace disparus depuis longtemps.

Cet intérêt pour les narrations en compétition peut aussi être vu dans ma série de peintures « View from Afar ». Je vivais en France en 2010 quand la Jamaïque a connu une vague de violence à la suite de tentatives des autorités jamaïcaines pour arrêter Christopher « Dudus » Coke, un dealer de drogue réputé, recherché par les États-Unis. A la fin des troubles, 70 personnes avaient trouvé la mort. J’ai suivi l’affaire de très près, faisant particulièrement attention à la façon dont la Jamaïque a été « catalogué » comme le pays des extrêmes. J’ai répondu en créant des petites peintures en bois ovales – cabanes lumineuses et joyeuses, faisant référence aux souvenirs pour touristes posés contre des peintures sur toiles plus grandes et de forme ovale dans lesquelles j’ai collé des images menaçantes issues de la presse avec des gens manifestant, des morts dans les rues, et des revolvers pointés sur des enfants, le tout additionné à des cartes de diverses parties du monde. Pour dramatiser davantage, j’ai utilisé des couleurs lumineuses et joyeuses sur des images plus larges qui sont autrement perturbantes.

Mon travail le plus récent concerne mes peintures « Babylon » et « Zion ». Elles traitent des idées Rastafari au sujet de la ville de Babylone comme étant un endroit de captivité et d’oppression alors que Zion symbolise un endroit utopique d’unité et de paix. Dans la série Babylone, j’écris des paroles de chansons et poèmes pour créer des peintures menant aux jardins suspendus de Babylone, dans laquelle j’utilise des affiches populaires de dance-hall pour évoquer les « murs » babyloniens du centre de Kingston. La série Zion est largement inclue dans des peintures monochromes pour délimiter ce paradis symbolique. Des paillettes sont présentes dans ces œuvres pas seulement comme une représentation du paradis que les gens Rastafari cherchent dans la patrie biblique de Zion mais aussi comme un commentaire sur la culture « bling-bling et paillettes » qui a enveloppé une grande partie de la société jamaïcaine. En conséquence, mon travail est très engagé pour m’aider à comprendre mon héritage.

Diplômée en psychologie et beaux-arts (BA) du Lehman College, City University of New York (1994), Jacqueline Bishop possède aussi un master en écriture poétique (master in poetry writing – 1998) et un master en beaux-arts et écriture de fiction (MFA creative writing – 2000) de la New York University, USA. Elle est titulaire d’un master en beaux-arts et Studio Art (MA Studio Art) toujours à la NYU (2012).

En 2008-2009 et en 2009-2010, elle est boursière Fullbright à Rabat, Maroc et de l’UNESCO-Fullbright à Paris, France. En 2000, elle avait aussi reçu une bourse de voyage (travel grant) du Center for Latin American and Caribbean Studies, New York University.

Elle est la fondatrice et éditrice de Calabash : a Journal of Caribbean Arts & Letters, en 1999. Ses articles et essais ont été publiés dans des revues comme The Caribbean Writer, Crab Orchard Review, Macomere, Callaloo, Renaissance Noire ou Wasafiri.

Jacqueline Bishop est surtout connue pour son travail d’écrivaine (The River’s Song – 2007, My Mother Who Is Me: Lifestories from Jamaican Women in New York – 2006, Writers Who Paint, Painters Who Write: Three Jamaican Artists – 2007) et de poète (Fauna – 2006, Snapshots from Istanbul – 2009).

Expositions individuelles de Jacqueline Bishop

Conversation Quilts à la Meredith Art Gallery, Virgin State University, USA (2012) ; The Arcadia Series au Carivision Community Theatre de College Park, Maryland, USA (2012) ; View for Afar & Watercolors à l’Ambassade Jamaïcaine de Belgique et à l’espace Raymond La Chales à Bruxelles, Belgique (2010) ; The conversation series à la Facoltà di Scienze della Formazione – Università degli Studi di Trieste, Italie (2010) et Moroccan Tales au Grain de Sésame, Galerie d’art et métiers et Hand of Fatima à l’US Public Affairs Residence de Rabat, Maroc (2009).

Expositions collectives

Outward Reach : Seven Jamaican Photographers & New Media Artists à l’Art Museum of the Americas de Washington DC, USA (2012) ; Blue Alpha à La Mama Galleria de New York en partenariat avec la NYU 80WSE Gallery, USA (2012) ; Jubilation! 50 au Calabash International Literary Trust de Treasure Beach, Jamaïque (2012) ; NYU VENICE 1974-2011, Artists and Angiola Churchill aux 80wse Galleries de New York, USA ; Flower Mart à la National Cathedral de Washington, DC, USA (2012) ; Untitled à la Rosenberg Gallery de New York, USA (2011) et Writers Who Paint/ Painters Who Write: Two Jamaican Artists au Caribbean Literary & Cultural Center de Brooklyn, USA (2007).

Biennales

Elle est l’une des artistes sélectionnées pour participer à la 6e National Biennial of Jamaica à la National Gallery of Jamaica en 2012-2013.

Elle est récompensée par l’Arthur Schomburg Award for Excellence in the Humanities en 2000.

Œuvres de l’artiste

Jacqueline Bishop | By the Rivers of Babylon 2

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Jacqueline Bishop | Emma

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Jacqueline Bishop | Blue Drawing

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